Historique du fort

Première guerre

À la déclaration de guerre de 1914, le fort de Cormeilles était armé de 12 canons de 90 et de 10 canons de 120, plus 10 pièces pour le flanquement des fossés. Les pièces d’artillerie seront sorties du fort, en septembre 1914, pour armer des batteries de siège autour du fort. Il ne restera plus dans le fort que les pièces de flanquement des fossés. En 1914, le fort sera classé « centre de résistance » de la zone 1.

En janvier 1915, un poste de défense contre aéronef est installé sur le cavalier, il comprend : deux canons de 75 antiaériens, un canon de 37, deux mitrailleuses et un projecteur de 90 cm.

Dans la nuit du 21 mars 1915, les canons tirent sur un Zeppelin qui revient de Paris et passe au-dessus de Saint Leu-Taverny. Il est touché et plonge immédiatement d’une centaine de mètres mais réussit à se rétablir en larguant du matériel et disparaît dans l’obscurité. Gravement touché, il s’écrase au petit matin à Grugies, village situé au Sud de Saint Quentin.

Seconde Guerre Mondiale.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le fort de Cormeilles est occupé par une compagnie de la marine allemande « Kriegsmarine » qui y entrepose du matériel pour sous-marins et plus de 500 torpilles.

Le fort est armé de plusieurs canons anti-aériens allemands (Flak) qui abattront un avion allié B-17 Flying Fortress. 

Après la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire du « Grand Paris », signée le 25 août 1944 devant le général Leclerc, les troupes allemandes quittent précipitamment le fort de Cormeilles dans la nuit du 25 au 26 août 1944.

Dès le lever du jour, le corps franc F.F.I. du secteur de Montigny, dirigé par le sous-lieutenant Robert Noé, monte au fort et neutralise les deux ouvriers Todt qui étaient chargés de faire exploser les munitions entreposées dans les locaux du fort.

Le 26 août 1944, le fort de Cormeilles devient le PC de la 3e compagnie FFI de Seine-et-Oise.

En 1945, le fort de Cormeilles est retenu pour servir de camp d’internement des prisonniers de guerre de l’axe. D’importants travaux sont réalisés dans la caserne pour transformer le fort en prison. Ces travaux ont profondément modifié l’aspect intérieur de la caserne.

Camp de prisonniers : 1945-1948

Le camp de dépôt n° 221 de Cormeilles dépendait du commandement régional des prisonniers de l’axe et était placé sous la responsabilité de la 308e Compagnie de Garde de Corbeil-Essonnes. En mars 1946, l’on dénombre 4 616 prisonniers dépendant du fort mais tous n’étaient pas internés au fort ; de nombreux prisonniers étaient détachés pour effectuer des travaux agricoles ou industriels dans la région.

Le camp d’internement a été en activité de mi-1945 à fin 1947. Parmi les prisonniers célèbres, nous citerons : le général chargé de la défense du Festung de Brest, Hermann Bernhard Ramcke et le colonel SS Otto von Skorzeny (à confirmer).

Centre pénitentiaire : 1948-1956

Le 26 février 1948, le ministère des armées met à la disposition du ministre de l’Éducation surveillée le fort de Cormeilles qui devient un centre pénitentiaire de 1948 à 1956.

Des fonctionnaires du ministère de la justice continuèrent à loger dans les bâtiments annexes de 1956 à 1960.

À partir de 1962, le fort accueille des militaires algériens qui ont servi dans l’armée française et quelques familles de Harkis.

Centre d’entrainement commando : 1967-1997

En 1967, les militaires réoccupent le fort de Cormeilles qui est affecté au 23e Régiment d’infanterie de Marine de Maisons Lafitte. Le 23e RIMa y crée un centre d’initiation commando avec un « parcours du risque » qui fonctionnera jusqu’au départ de l’armée, en 1997.

Le fort sera ensuite placé sous la garde du 5e régiment d’infanterie du camp de Frileuse, à Beynes, puis du 24e régiment d’infanterie de Vincennes.

En juillet 1997, le ministère de la Défense vend le fort de Cormeilles pour un montant de 3 millions de francs au Conseil Régional d’Île-de-France, via l’Agence Régionale des Espaces verts d’Île-de-France.

Les amis du fort de Cormeilles : 1998-

Un bail a été signé, en 1998, entre « L’Agence Régionale des Espaces verts d’Île-de-France » et l’Association « Les Amis du fort de Cormeilles », pour la préservation et la mise en valeur du site.

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